Pris d’une envie de promenade, d’ailleurs et de nature, je me suis laissé dériver jusqu’à l’exposition « la Ville fertile » à la cité de l’Architecture et du Patrimoine à Paris.
Pour tout vous dire, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en m’y rendant (si ce n’est de l’architecture). La simple vue de l’affiche m’avait convaincu à y faire un petit tour. Il n’y a rien à dire, une ville comme celle présentée dessus fait rêver.
Et quoi de mieux pour commencer cette promenade qu’une véritable jungle de 3 000 plantes comme première « salle » de l’exposition. A deux pas de la Tour Eiffel et par les chaleurs qui courent à Paris, la ballade commence sur des notes plus qu’agréables. C’est donc cette forêt tropicale qui constitue la première partie de l’exposition désignée sous le nom rêveur « L’objet du désir ». Elle regroupe 16 projets et réalisations mêlant nature et architecture au cœur des villes. De Paris à New-York, de Chicago à Buenos Aires ou encore Munich, Stockholm et Rio, la nature reconquière la ville. On peut citer notamment les jardins des Grand Moulins à Paris ou la base sous-marine de Saint-Nazaire. Mais aussi la High Line de New-York, une ancienne voie ferrée au cœur de Manhattan transformée en promenade. Pensez-y pour votre prochain séjour à Big Apple, la vue est magnifique.

On sort de cette salle avec la tête ailleurs, une folle envie de nature et de verdure. Une envie de vivre dans une grande ville enfin « naturelle ». Quel bonheur, on tombe sur « La fabrique de la ville fertile », deuxième séquence de l’exposition. On va pouvoir commencer tout de suite le travail !
Cette partie est beaucoup plus technique, comment construire cette ville fertile rêvée, au travers des éléments primordiaux : l’eau, le feu, la terre, le temps, l’espace et le milieu vivant. A tout vous dire, ça m’est un peu passé au-dessus de la tête. Bien trop technique et pointu. Je devais être encore dans la jungle luxuriante. On se perd dans les détails et on n’arrive pas à y dégager les grandes notions essentielles.
Au final, la première partie est vraiment dépaysante et intéressante, la suite malheureusement beaucoup moins. Cela suffit-il pour justifier les 5€ du billet d’entrée ? Pas vraiment, sauf pour les véritables passionnés d’architecture.
Heureusement on a le droit à un petit bonus à la fin de l’exposition. Une carte des parcs et jardins de la région parisienne, ou comment passer l’été à se balader dans des endroits magnifiques au milieu de la ville.
