Hereafter est le dernier film de Clint Eastwood. En tant que cinéphiles, on se devait d’y aller. En tant qu’amoureux de Clint, on se devait d’espérer. D’espérer que tout ce qui disait la presse spécialisée et non spécialisée était faux. D’espérer que non, le dernier film de maître Clint n’était pas une sombre daube ! Nos appréciations.
Angoisse cinéphile
On ne va pas se mentir, cette histoire sentait le sapin. Et pas qu’un peu. Le grand Clint, 79 balais qui balance son film sur l’après ça faisait peur, très peur, surtout après l’échec d’Invictus. Parce que dans le genre thème ultra casse-gueule, on ne pouvait pas faire mieux. Et parce qu’à cet âge, on allait forcément se poser des questions sur les motivations à aborder ce thème…
Le casting n’était pas vraiment fait pour nous rassurer. Cécile de France (Mesrine, Moi César, 10 ans 1/2, 1,39 m) tombe un peu de nulle part. Pas vraiment non plus enthousiasmés par Matt Damon qui, il faut bien se l’avouer, est un Bruce Willis amélioré : du charisme et deux expressions de visage : Content/pas content. Très bien pour les Jason Bourne. Mais pour Clint ?
Le film
Dès la première scène, les peurs sont plutôt confirmées. Cécile de France au milieu du Tsunami. Aouch. Et puis la scène finale. Re Aouch. Damon fait du Damon mais c’est ce qu’on lui demande. On entrevoit rapidement les manques dans le scénario…
Alors il y a-t-il quelque chose pour sauver celui qui a fait « Sur la route de Madison », « Mystic River », « Gran Torino » ou « Un monde parfait » ? La réponse est oui. Parce que Clint a toujours du talent. Gran Torino, L’Echange ne sont pas si loin et l’homme est toujours fin lorsqu’il s’agit de tisser des rapports entre les gens. Avec deux ou trois scènes de très bonne facture, convaincantes voire émouvantes, Clint se sauve plus ou moins du néant et le film ne part pas (complètement) à la dérive. Mais on doit bien dire qu’on en était pas loin.
Résultats
A la sortie de la salle pour tout vous dire, on ne sait toujours pas. Pour commencer par le commencement, on ne s’ennuie pas. Bien sûr, ça ne suffit pas mais c’est un début. On peut aussi dire que sur un thème pareil et la thèse défendue (il y a quelque chose après la mort), éviter le ridicule est déjà un bon point.
Cependant après le premier constat, difficile de s’acharner à vouloir en tirer trop de positif. Clairement certaines parties du film sont sans intérêt et l’on doit bien admettre que Clint semble avoir pris un petit coup de vieux. On attend autre chose de ce géant du cinéma, au sommet de son art il y a encore deux films.
On se gardera bien en revanche d’émettre un avis définitif. Les grands ne meurent jamais et la prochaine production est déjà en route. Son rythme effréné lui offrira donc sous peu une occasion de se rattraper et nous d’espérer de nouveau.
Sinon comme prévu, Michel Gondry s’est fait plaisir et a complètement réussi son entrée en matière hollywoodienne avec The Green Hornet. Si vous ne savez pas quoi faire de vos soirées en cette fin de semaine, vous savez ce qu’il vous reste à faire.



Le souci de sortir un film par an c’est que le montage est bâclé, la photo pas top et c’est exactement ce qu’il se passe ici.
Personnellement je suis ressorti avec la mâchoire décrochée par l’ennui et le sentiment d’avoir payé 10€ un téléfilm qui passerai sur TF1 un samedi après-midi, ou pire encore, en semaine!
Cécile de France ne sert à rien, C’est vrai pour Matt Damon (content/pas content), le gosse est pas mal mais c’est la même chose tout le long du film.
Cependant UNE scène se détache vraiment, c’est celle de la dégustation. Va savoir pourquoi, un mec qui à joué les plus gros durs en terme de western, ou rien que Dirty Harry, est vraiment bon pour les scènes « d’amour »…
Je suis pas aussi dur avec toi je ne me suis pas ennuyé. Le montage et la photo se discutent mais c’est surtout le scénario selon moi qui est mauvais.
Je sais qu’il ne tourne qu’une seule prise par scène. ça explique le rythme des productions et (un peu) la performance de Cécile de France.
Je rajouterai quelques scènes à Londres avec les garçons au crédit du film mais globalement c’est clair que ce n’était pas terrible…
Et totalement d’accord avec toi ce type est un génie lorsqu’il s’agit de filmer les scènes sentimentales ! Sur la route de Madison = classique.
En fait je sais. Clint a essayé de faire du Alejandro González Inárritu mais ça marche pas, pas du tout…