Actu
Sacrée soirée
Le Stade de France est un stade froid.
Avec une ambiance moisie. Surtout lorsque l’équipe de France de football y joue, c’est bien connu. Les ola au bout de quelques minutes de jeu sur ordre du speaker alors que tout le monde s’emmerde, l’absence de vrais supporters, des drapeaux placés pour (essayer de) créer un simili d’ambiance pour TF1. Tout y passe. Ce France – Allemagne n’aura pas dérogé à la règle. On vous fait un petit résumé de notre soirée plutôt frisquette, en plaçant les évènements ou les acteurs de la rencontre sur une échelle de 0 à 10.
0 : Les lieux d’aisance du bloc S4 au SDF. 2 chiottes pour un bloc de spectateur : une queue d’un kilomètre de long à la mi-temps. Mais qui a pu concevoir un stade pareil bordel ?
1 : Bakary Sagna. Un pied gauche qui ne sert même pas à monter dans le bus. Une confiance en sa technique telle qu’il ne se permet aucune prise de risque sur les passes. Debuchy vaut ce qu’il vaut mais il peut dormir sur ses deux oreilles.
2 : Le public du stade de France. Ola à la 38ème minute à à-0. Ola à la 66ème à 1-1. Une « ambiance » dans laquelle on pourrait inviter sa grand-mère à boire le thé et sans qu’elle ne soit dérangée par le bruit. Pendant ce temps là les spectateurs munis d’un maillot du PSG se faisaient refouler du stade. Liberté d’expression, liberté de circuler… Normal.
3 : Etienne Capoue. Une entrée en jeu à la 45ème. Une passe décisive pour l’égalisation allemande à la 51ème. Propre.
4 : Karim Benzema. Imaginez le dynamisme et la nonchalance de Zlatan sur le terrain. Sans les buts de Zlatan. Et ouais, ça la fout mal.
5 : L’équipe de France. Passable. Sans plus. On aime Valbuena qui se bat. Ribéry également. On peut louer un semblant de solidité. Et puis on se dit que quand même, tout ça est tellement limité que ça ne risque pas de nous emmener bien bien loin.
6 : Sammy Khedira. Pour un mec qui a une coupe digne des vendeurs de kebab de la rue Mouffetard, jouer au Real, être titulaire en équipe nationale d’Allemagne et mettre la douille au Stade de France en plantant le pion décisif, c’est pas si mal.
7 : Mezut Ozil. Le Javier Pastore de la Nationalmannschäft (oui bon d’accord, plutôt l’inverse). Pas vraiment emmerdé avec le ballon, le numéro 10 du Real n’est pas présent pendant 90 minutes et foire quelques trucs dont un face à face d’entrée de jeu remporté avec brio par Lloris. Mais il régale son monde avec un caviar magistral à Khedira pour qu’il inscrive le but vainqueur. Le genre de mec qui justifie le déplacement au stade quoi.
8 : Aller au stade de France comporte des points négatifs. Mais être à 100 mètres à vol d’oiseau du trio CJP, Arsène Wenger, Lizarazu sans les entendre ça vaut son pesant de cacahuètes.
9 : La Nationalmannschäft n’était pas extraordinaire hier soir. Elle était affaiblie de certains de ses plus talentueux éléments. Mais parlons-en du talent. Elle en a à revendre. La comparaison avec l’équipe de France fait mal. Les Müller, Ozil, Khedira, Gündogan ou Kroos hier soir ont tous individuellement une qualité technique supérieure à celle de nos milieux de terrain. Il y a plusieurs monde entre les deux sélections. C’est le constat final que l’on peut retirer du match hier soir. C’est le constat qui fait mal et qui nous dit que pour les prochaines compétitions internationales il n’y a pas trop d’illusions à se faire.
10 : Le RER B. Départ à 20h15 après un apéro. Retour à 23h20 après un détour par le Quick Gare du Nord. Peut-être qu’on a des membres du PKK qui se font assassiner dans notre immeuble. Peut-être que la salle de shoot parisienne chère à Gilbert Collard va être installée à 500 mètres de notre porte. Mais rentrer du Stade de France en 1/2 heure après s’être bien caillé les miches ça, c’est franchement classieux.
Bonus track. Le militaire à l’entrée du RER B station RER Saint-Denis Stade de France 15 minutes après la fin du match qui te demande avec sa mitraillette à moitié pointée vers toi : « Elle a fait quoi la France ? ».
Trouver la Clé
Arnaud Clément a remplacé Guy Forget au poste de capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis.
Sa nomination officielle : c’était le 22 juin dernier. 6 mois plus tard, « la Clé » doit s’emmerder sévère puisqu’il n’a toujours pas officié une seule fois. Son premier match, ce sera à partir de demain vendredi jusqu’à dimanche. Voire même uniquement jusqu’à samedi si tout se passe bien. Parce que bon face à l’Israël, on n’attend pas autre chose qu’une victoire expéditive des Bleus. Si le match en soit ne comporte pas un intérêt sportif énorme, l’événement est d’importance. Il pourrait imposer « la Clé » comme nouveau premier porte-parole du tennis français pendant un long moment. Petit retour sur le personnage.
Pourquoi lui ?
Une nomination « logique » si l’on se réfère aux derniers capitaines
Pour sa première, Clément est resté sur du grand classique. Les joueurs retenus pour le match à Rouen sont Tsonga, Gasquet, Benneteau, Llodra et Chardy. Des joueurs relativement en forme. Ont été écarté Simon et Monfils, tous deux pas franchement au top. Du grand classique, loin de toute prise de risque. Comme le mode de nomination du capitaine de Coupe Davis, qui valorise depuis 20 piges les joueurs pro fraîchement retraités (Forget / Noah). Biais par lequel Clément a obtenu le poste.
Une carrière de joueur plus qu’honnête
Clément a une certaine légitimité pour la fonction. Joueur plus qu’honnête en simple et en double (le double est un moment charnière lors des rencontres de Coupe Davis), « la Clé » s’est offert un 8ème de finale en simple de tous les tournois du Grand Chelem et au moins un quart de finale en double. Il était l’un des meilleurs français de sa génération (soit dit en passant relativement pauvre en talents), terminant à plusieurs reprises 2ème français de l’année derrière Pioline et Grosjean. Ses principaux faits d’armes restent une finale perdue sèchement à l’Open d’Australie en finale face à André Agassi et une victoire à Wimbledon en double.
Guerrier, il se fit également remarqué pour son abnégation, signant notamment la défaite la plus longue de l’histoire de Roland Garros face à Fabrice Santoro (6-4, 6-3, 65-7, 3-6, 16-14 en 6 h 33 et sur deux jours). Une mentalité que l’on espère, il saura transmettre à ses joueurs dans les moments difficiles.
Un joueur de Coupe Davis
Clément est en revanche l’un des joueurs emblématique de Coupe Davis de sa génération, qu’il remporta en 2001 même s’il ne participe pas à la finale. Au cours du parcours de l’équipe de France cette année là, il marque les esprits en quart de finale en remportant un match marathon de 5 h 47 contre le Suisse Marc Rosset (6-3, 3-6, 7-6, 6-7, 15-13). Son bilan est plutôt flatteur, notamment en double (8 victoires / 2 défaites) et honorable en simple (12 victoires / 9 défaites). Sa mission principale sera d’insuffler un esprit Coupe Davis pour faire de la compétition un moment essentiel dans la saison des Tsonga, Gasquet ou Monfils. Ce qui est loin d’être le cas dans toutes les sélections (Roger Federer est par exemple le centre d’une polémique en ce moment en Suisse autour de sa non participation aux premiers tours de la compétition).
Personne d’autre ?
Si Arnaud Clément est là aujourd’hui, c’est aussi parce que les candidats potentiels n’étaient pas légion. Si l’on suit la logique des dernières nominations, il est clair qu’un ancien joueur disposant d’une légitimité auprès des joueurs, du public et dont le potentiel médiatique est assez fort était demandé. Clément, qui s’acoquine avec la chanteuse Nolwenn Leroy, représentait un candidat quasiment idéal.
Seule ombre au tableau : sa réputation a parfois été écornée sur des tournois, notamment à Roland Garros où des ramasseurs de balle se sont parfois plaint de son comportement. « Débarrassé » des ramasseurs de balle, le mec aux bandanas devra se montrer convaincant sur la chaise pour espérer durer aussi longtemps que son prédécesseur (13 piges !) et ramener la première Coupe Davis à la France depuis 2001.
Génération Erasmus
Visiblement, Newcastle est un endroit attrayant.
Très attrayant. Bon, uniquement pour les joueurs de foot français puisque tout le monde sait bien que les villes industrielles du nord de l’Angleterre sont dans l’idée, particulièrement dégueulasses. Malgré cela c’est carrément un exode que nous vivons ces derniers temps. Après Ben Arfa, Cabaye, Obertan ou Marveaux il y a quelques temps, c’est une véritable razzia que viennent d’opérer les Magpies sur notre bonne vieille Ligue 1. Visez un peu : Mapou-Yanga Mbiwa, Sissoko, Debuchy, Haidara et Gouffran ont rejoint la colonie française cet hiver en seulement quelques heures. Au total, 11 joueurs français y ont posé leurs valises. Si vous ne savez pas trop quoi pensez de ces transferts ? On vous donne des éléments pour vous faire votre idée.
Pourquoi défendre ces départs vers le nord de l’Angleterre ?
1. Jouer devant 50 000 spectateurs et jouer des chocs. Des vrais chocs.
Partir en Angleterre, même dans une équipe en bois, c’est recevoir et aller jouer les deux Manchester, Chelsea, Arsenal, Tottenham ou Liverpool. Et oui, François-Coty, ça va bien 5 minutes ! Jouer pour Newcastle, c’est jouer à St James Park devant 50 000 spectateurs tous les matches à la maison. Autant dire que Mapou-Yanga Mbiwa ne devrait pas regretter longtemps la Mosson à moitié vide.
2. Envisager les Magpies comme un tremplin… Pourquoi pas ?
Lorsque vous n’avez pas le talent d’Eden Hazard, peut-être que de se faire repérer par un cador européen n’est pas chose facile lorsque vous combattez tous les week-ends sur les prés de Ligue 1. La Premier League, surexposée médiatiquement peut-être un moyen efficace de sauter aux yeux des recruteurs de clubs du top anglais, voire européen. Encore faut-il en avoir le potentiel. Mapou-Yanga Mbiwa ou Cabaye peuvent prétendre utiliser cette stratégie. Ce n’est pas le cas des autres joueurs ayant rejoint le comté de Tyne and Wear.
3. Tâter de la fraiche.
On va pas se le cacher. Faire marcher le tiroir-caisse, ça fait quand même vachement du bien au moral. C’est si ce n’est pas la première, le chèque mensuel est l’une des motivations des joueurs de Ligue 1 qui signent dans l’ancien club de David Ginola. Difficile de condamner le fait de vouloir gagner de l’argent, particulièrement lorsque cela ne s’accompagne pas d’une réelle régression sportive.
Pourquoi ces départs font flipper ?
1. Parce que participer à l’édition du Championship 2013/2014, ça fait franchement chier.
Sportivement parlant, c’est la crise en ce moment à Newcastle. Seizièmes de Premier League, les Magpies sont à 2 points seulement du premier relégable : Reading. Imaginez un peu la honte et la loose pour cette équipe made in Ligue 1 (3 internationaux français tout de même) que représenterait une descente en seconde division. Tout cela pour dire que le challenge sportif…
2. Nancy. En Angleterre.
Newcastle est jumelée avec Nancy (actuel dernier de Ligue 1) et qui a de grandes chances de descendre en Ligue 2. Ce n’est peut-être pas totalement un hasard. Bon Nancy est un peu plus bourgeoise que son homologue anglais. Ce qui ferait plus de Newcastle une sorte de Sochaux. Qui risque également de descendre. Décidemment. Avec des millimètres de flotte supplémentaires, une consommation annuelle de bières par habitants de quelques litres de bière en plus, Newcastle, ville de taille moyenne n’est pas une destination incroyablement sexy (euphémisme).
3. Parce que l’Erasmus entre français ne sert à rien.
C’est bien connu, lorsque vous partez à l’étranger dans une ville blindée de français, votre expérience est largement moins bénéfique que si vous étiez en totale autonomie. Ce serait quand même ballot de passer autant de temps en Angleterre sans apprendre un mot de brittish et sans savoir apprécier une bonne tasse de thé.
Vous l’aurez bien compris, on ne jugera pas trop sévèrement sur LaTeam les joueurs qui traversent la manche pour le nord de l’Angleterre. D’abord parce que la plupart des joueurs transférés là-bas ne sont pas des cadors. Leur départ d’un club moyen pour un autre club moyen jouant dans un championnat plus attractif financièrement mais aussi respirant plus le football (un cliché certes, mais loin d’être faux) peut se comprendre. Mes questions iraient plus aux dirigeants de Newcastle, qui, pour renforcer leur équipe, pourraient bien être en train d’alimenter les réseaux d’un agent douteux un peu persuasif (quelqu’un aurait-il des infos sur le phénomène ?). En tout cas si vous aviez l’occasion d’aller faire un tour un jour à Newcastle, allez à Saint Jame’s Park. Le stade est au milieu de la ville et l’ambiance y est parait-il l’une des meilleures du royaume.
Le grand déballage
Ce soir l’Amérique entière attend le grand déballage. Celui de l’un de ses champions les plus emblématiques : Lance Armstrong. Ce n’est pas la première fois que vous entendez parler du cycliste texan sur ce blog. Mais c’est cette fois-ci particulièrement lourd. Le vainqueur déchu de 7 tours de France (record absolu) devrait confesser au moins une partie des pratiques dopantes qu’il s’est autorisé tout au long de sa carrière, au cours d’une interview réalisée par Oprah Winfrey. Initialement prévue uniquement aujourd’hui, l’interview sera finalement diffusée en deux parties (+ demain soir). Une énorme mise en scène donc, avec des effets d’annonce venue de la part de toutes les parties concernées depuis une bonne dizaine de jours. Show time.
Ce que l’on risque d’entendre
Le risque de cette interview est bien entendu qu’il en ressorte quelque chose de très fade, très répété, ou l’ex cycliste reviendrait rapidement sur ses accusations de dopage, disant regretter, voire versant quelques larmes pour se donner une image humaine sans jamais aller au fond des choses. Ne nous le cachons pas, c’est ce qui risque d’arriver. Car Armstrong joue son avenir sur cette interview. Financier d’abord, puisque ses anciens sponsors lui réclament aujourd’hui de l’argent, estimant avoir été trompés. N’oublions pas non plus qu’il a déjà perdu ses titres sportifs et une partie de son honneur en étant éjecté de la présidence de sa propre association de lutte contre le cancer, le combat de sa vie.
L’interview est donc attendue de son côté comme une gigantesque opération de communication visant à le réhabiliter aux yeux d’une partie du grand public et des sponsors. Il est vital qu’il réussisse ce passage pour sauver le reste de son avenir d’homme public et ne pas être cloué au pilori par tout le monde entier ce qui est aujourd’hui le cas.
Ce que l’on aimerait entendre
Tout. Et d’une manière factuelle. Comment il a organisé un système de dopage généralisé à l’échelle de l’équipe, voir du peloton. Comment ce système est passé au travers des mailles du filet aussi longtemps. Comment il a réussi à mettre la pression sur ses coéquipiers pour qu’ils acceptent ce système sans se rebeller ou parler. Pourquoi la nécessité de se doper pour gagner alors que la première victoire (redevenir coureur cycliste professionnel) était déjà acquise. Sur certains points, nous pourrions obtenir des éléments de réponse. Certaines informations qui ont filtré ces derniers jours parlent de personnalités haut placées dans les institutions mondiales du cyclisme au courant de ces systèmes et les encourageant. Des accusations qui pourraient faire l’effet de gigantesques bombes pour le cyclisme…
Ce qu’Armstrong risque après une telle interview
Lance Armstrong ne risque aujourd’hui plus grand-chose de plus. Tout simplement parce qu’il est au plus bas. Cette interview, c’est un peu celle de la dernière chance. La plus grave accusation supplémentaire dont il aurait pu être accablé suite à la diffusion ce soir aurait pu être le parjure mais j’ai lu (c’est à confirmer, si un spécialiste du droit américain lit cet article !) que le délai de prescription pour cette faute est dépassé en ce qui le concerne. Avec des avocats pour le conseiller, une interview complètement préparée, orchestrée, Armstrong, qui a déjà été déchu des titres les plus importants de sa carrière ne devrait pas être inquiété outre mesure par des révélations que l’on n’imagine pas complètes. 4 jours de montages auraient été nécessaires pour mettre d’accord les avocats de toutes les parties concernées par la diffusion : assez pour se protéger.
Les enjeux autres liés à ce déballage
Si Armstrong se décidait à en dire plus qu’on peut aujourd’hui le penser, cela pourrait être un tremblement de terre incroyable pour le monde du cyclisme. Imaginez, l’un de ses plus grands champions, même si tout le monde le soupçonnait, se met à table. Son influence et sa main mise sur le milieu à l’époque était telle qu’il doit avoir lui aussi, de quoi faire tomber un nombre de têtes incalculable. On parle là de coureurs, de directeurs sportifs, de médecins mais aussi de dirigeants de ce sport encore en place qui pourraient avoir une part plus ou moins importante de responsabilités dans le système de tricherie généralisée. Des révélations complètes pourraient avoir un impact dont ce sport pourrait avoir du mal à se relever.
L’un des temps forts de l’année sportive 2013 ?
Si nous ne pensons pas que le vrai grand déballage aura lieu et que cette interview ressemblera plus à une grande opération de communication, ce moment devrait toutefois constituer un temps fort dans l’année sportive (ou extra sportive, selon votre point de vue). Car ne nous trompons pas. S’il y a déjà eu des révélations de champions de cyclisme ou même d’autres sports (Marion Jones…), c’est là bien l’un des plus grandes figures du sport US et mêmes mondiales qui s’avance pour confesser et parler d’une problématique qui affecte un sport en souffrance depuis des années et des années. Peut-être jamais un sportif n’a cristallisé autant d’admiration et de rancœurs à l’échelle mondiale. Alors quoiqu’il se dise ce soir et demain, ce ne sera pas anodin.
Score! Un petit bout d’histoire du foot dans ton mobile
Le foot est partout. Sur les terrains bien sûr. Sur les écrans aussi. Télé, ordi, téléphone, tout y passe. Pour votre grand bonheur. Ou le malheur de votre gonze. C’est selon. Aujourd’hui, tel un hommage à notre spécialiste jeux sur LaTeam, je vous propose de geeker comme des petits fous avec un jeu qui ne manquera pas de muscler votre index : Score!
Avant toute chose, je ne suis pas un grand fan de jeux-vidéos. Particulièrement sur téléphone. Je ne vous livrerai donc pas ici une analyse détaillée du jeu mais plutôt un petit conseil. Peut-être même ce jeu est-il un peu daté et que certains d’entre vous l’ont déjà adopté. En tout cas il m’a rendu bien accro pendant quelques jours, le temps d’en finir avec ces pions mythiques.
Le but de ce jeu ? Recréer des buts de 40 ans de compétitions internationales de football. Traduction : offrez-vous le plaisir d’emmener de nouveau Manu Petit scorer dans le petit filet de Claudio Taffarel en finale de Coupe du Monde, d’enrhumer son défenseur après un amour de contrôle façon Dennis Bergkamp ou d’envoyer le cuir dans la lunette sur un coup franc de 35 mètres en mode Ronaldinho contre l’Angleterre à la Coupe du Monde 2002. Comment ? En orientant et en dosant les passes et les frappes des principaux protagonistes de ces mêmes actions.
Facile à prendre en main mais pas si facile à terminer, Score! devrait occuper un moment votre temps passé dans les transports en commun ou vous rendre asocial quelques heures. Pas la lune mais déjà pas si mal !
Dispo sur iPhone ici – L’appli est gratuite !
Développé par First Touch Games (@firsttouchgames) qui donne des petits conseils aux joueurs en difficulté sur certains niveaux / buts.
Le déserteur
Finalement, on aime bien Mickael Landreau. Un mec capable de s’assoir sur un contrat de footballeur professionnel, ça ne se croise pas à tous les coins de rue. Surtout pas en milieu de saison. Alors quand l’un d’entre eux le fait, quitte à essuyer quelques vannes, c’est à signaler. Gros plan sur un joueur important du paysage du football français. Depuis presque 20 piges.
Mickael Landreau a débuté sa carrière à 17 ans et demi. Jeune. Très jeune, surtout pour un gardien. On est le 2 octobre 1996 et ce jour-là, le FC Nantes Atlantique fait face à Bastia. Ce jour-là, le petit jeune stoppe un penalty et met en marche une solide réputation de spécialiste des arrêts de pénos. Légende entretenue en humiliant quelques années plus tard Ronaldinho avec un stratagème qui restera dans les annales (désolé pour la mauvaise qualité d’image de la vidéo ci-dessous). Deux ans plus tard, le gamin prend le brassard de capitaine du club. Capitaine du FC Nantes Atlantique à 19 balais et champion de France à 23 toujours avec les canaris, on peut dire que la carrière du bonhomme partait sur de bons rails. Après 10 saisons passées sous le maillot des canaris dont le jaune est nettement moins pétant que lors de ses débuts, le joueur change d’air. 10 ans quand même. Première raison d’avoir un minimum de respect pour le mec qui a toujours eu les cheveux gris.
« Micka » fait ensuite LE choix de carrière de la décennie : rejoindre le PSG dans la pire période de l’histoire du club. 2006 – 2009, ou comment passer trois années à jouer le maintien ou un rôle de petit outsider dans le club ou les plus grandes emmerdes vous retombent sur la tronche lorsque les résultats ne suivent pas. Bingo. Landreau se met au niveau de ses partenaires et commet quelques erreurs grossières que les supporters n’oublieront pas. Au bout de trois saisons, le gardien dit stop et rejoint le LOSC.
Et là, c’est le drame. 4 jours après avoir signé son contrat, il se pète le genou. Rupture des ligaments croisés. Six mois d’indisponibilité prévus. Tout le monde croit à un gag mais non. Finalement, c’est trois mois plus tard qu’il revient sur les terrains et après avoir passé le cap des 500 matches de Ligue 1, il soulève au bout de deux saisons dans le nord le trophée de champion de France et la Coupe de France, accomplissant l’une des meilleures saisons de sa carrière.
Mais on aime bien Landreau aussi parce que tout au long de sa carrière, ce joueur s’est trimballé quelques casseroles. Souvent en désaccord avec ses entraîneurs, il a pris part à quelques drôles d’histoires. L’une d’entre elles n’est pas de son fait : en 2008, alors qu’il fait partie des pré-sélectionnés pour l’euro, il est dans les 7 exclus de la liste des 23 repartis en hélico la queue entre les jambes. Il se dira traumatisé par l’expérience. Raymond Domenech, bourreau des cœurs.
Toujours en équipe de France, Mickael Landreau c’est aussi le chambrage de Gregory Coupet resté dans les mémoires de chaque fan de foot. Nous sommes en septembre 2007. La France accueille l’Ecosse au Parc des Princes. Landreau, alors gardien du PSG joue dans son stade. L’attaquant écossais envoie une frappe moyenne. Mickael passe un peu au travers. Coupet, gardien titulaire de l’équipe de France mais blessé au moment du match taille : « Je pense que je l’aurais arrêté ».
Penalty Panenka – Mickael Landreau par Vahirua-Yepes
Et puis c’est aussi l’une des plus belles cagades de l’histoire du foot français. Alors que son équipe est à un tir au but de la victoire en Coupe de France, Landreau, le gardien, s’avance. S’il marque, c’est terminé. Tout le monde retient son souffle. Et là, c’est le drame. Landreau tente la panenka. Et la foire. Teddy Richert, gardien de Sochaux ne bouge pas et capte le ballon en bougeant à peine les mains. Derrière, Nantes perd la coupe. Ce qu’on appelle une boulette.
Enfin Landreau, c’est quelques bourdes au PSG. Sous la pression, le gardien a parfois flanché. Et ça, c’est toujours rigolo.
Kiev vs PSG – Ligue Europa
Alors que l’on pouvait penser que Landreau finirait sa carrière au LOSC, la détérioration de ses rapports avec son coach, ses dirigeants et semble-t-il ses coéquipiers en a décidé autrement. Le joueur a quitté son club et ses 360 000 euros bruts mensuels, rompant son contrat sèchement, en accord avec sa direction. A 33 ans, il pourrait bien s’en aller relever un dernier défi dans un club de moindre envergure. Un épisode qui ne fait pas si tâche au milieu d’une carrière peuplée de hauts et de bas mais que le joueur a toujours su traverser avec un certain recul qui le rend sympathique.
Une nouvelle chance
Hollywood et le baseball, c’est plutôt une histoire qui marche en ce moment. Après Brad Pitt et « Le Stratège« , dont on vous a parlé sur ce même blog il y a plus ou moins un an, c’est une autre figure du grand écran qui squatte ces jours-ci les coulisses d’un des sports phares de l’autre côté de l’Atlantique : le bon vieux Clint. Eastwood. A 82 piges, l’ancien cow-boy n’a plus vraiment l’âge de faire du sport. Mais il se recolle au métier d’acteur pour son vieux pote et collaborateur Robert Lorenz (assistant réalisateur et producteur de plusieurs de ses films dont Mystic River notamment). Notre avis sur la question.
Puisqu’on a mentionné « Le stratège », autant tout de suite éviter toute confusion. Les deux films, sur leur traitement et leur vision du baseball sont en totale opposition. Là où « Le Stratège » et Brad Pitt faisaient l’apologie des nouvelles méthodes de recrutement (première utilisation des statistiques pour le recrutement d’une franchise de Baseball), « Une nouvelle chance » se base lui sur un côté « romantique » du baseball. Place aux amoureux de ce sport, les vrais, ceux qui sentent la balle et la batte vintage et la poussière sur l’étagère aux trophées. Du bon vieux cliché un peu merdique « c’était mieux avant »…
Les deux films se différencient aussi sur la place réservée au sport dans le film. Thème central du Stratège, le baseball ne représente qu’une toile de fond dans « Une nouvelle chance ». Toile de fond qui va servir les intérêts d’une romance banale et de l’histoire d’une relation père / fille que ne parviendra pas à nous surprendre. Vous commencez à comprendre notre ressenti sur le film…
Scénario
Clint Eastwood est un découvreur de talents plus que chevronné et récemment mis à l’amende par les nouveaux moyens de recrutement (comprenez l’ordinateur et ces cons de prétentieux qui l’utilisent). Il sent toutefois le baseball comme personne. Malgré une vue défaillante, il part superviser le joueur pour lequel toutes les franchises se battent afin de déterminer si oui ou non, le gamin a le potentiel pour envoyer des homerun sur le long terme en NFL.
Dans cette dernière tournée, il va se faire accompagner de sa fille (Amy Adams), avec qui il n’a eu que des rapports distants depuis la mort de Madame Clint. Il croisera également un ancien recruté reconverti dans le recrutement qui a vu sa carrière stoppée nette par une blessure : le chanteur pour adolescente et jeunes femmes restées au stade émotionnel de l’adolescence : Justin Timberlake.
Inutile de vous spoiler la chute du film. Vous la connaissez déjà. Le scénario, les bonheurs et les malheurs des personnages, tout est littéralement cousu de fil blanc. Clint Eastwood rehausse (un peu) le niveau grâce à son charisme et renvoie Justin T. aux chansons pour midinettes. En parlant de midinette, le film aura au moins permis au chanteur de vérifier que « l’effet Justin » fonctionne toujours à plein. La fille de Clint n’a pas réussi à passer au-dessus de ses problèmes d’ados. C’est donc logiquement et facilement que le T. va mettre le grappin dessus. Dans une scène qui rappellera certainement aux anciennes admiratrices des frères Scott des souvenirs…
Alors si le film affiche quand même les avantages de la grosse production hollywoodienne à savoir un rythme et un montage correct, pour le reste, ça laisse franchement à désirer. Le baseball est une simple une toile de fond pour servir les intérêts d’une romance onabsolument sans intérêt entre Justin et Amy et une réconciliation fille / père pas très finement amenée (sentez l’euphémisme ?). Niveau jeu d’acteurs, Timberlake est catastrophique et Amy Adams ne fait que sauver les meubles. Bon, vous nous direz qu’on aurait pu le prévoir…
Un bon bourrin donc, qui se laissera peut-être regarder un dimanche soir de grand froid à la télé si vous arrivez encore à admirer le charisme du républicain Clint après l’épisode du doigt pointé vers la chaise vide. On vous recommandera en revanche de ne franchement pas braver le froid pour aller le voir en salle…
La note : 4/10
Dallas, ton univers impitoyable
Le football est injuste. Pas besoin d’être un fin connaisseur du jeu pour le dire. Certains l’expérimentent sur le terrain le dimanche matin. D’autres dans la plus prestigieuse compétition de clubs : la Ligue des champions. C’est le cas de Roberto Di Matteo. Un mec qui s’était trouvé là un peu par hasard. Un mec qui repart de la pas vraiment par hasard, viré de manière un peu facile suite à la presque élimination de Chelsea de la Ligue des champions 2012 / 2013. Alors qu’il avait offert à ce club la première coupe d’Europe de son histoire lors de la saison 2011 / 2012.
Joueur professionnel plus qu’honnête (32 sélections en équipe d’Italie), Di Matteo termine sa carrière à Chelsea. Après avoir fait ses armes d’entraîneur en troisième division, il prend les rênes de West Bromwich Albion (WBA) en seconde division et mène le club jusqu’à la Premier League. Le destin lui fait alors rencontrer Chelsea, lors de la première journée et son premier match en tant que coach en première division. A l’époque les Blues sont entraînés par Carlo Ancelotti. WBA prend 6-0. On appelle pas ça un bon présage.
Quelques mois plus tard Di Matteo et WBA se traînent dans les profondeurs du classement de Premier League. L’italien est remercié. Il décide au début de la saison de rejoindre Chelsea en tant qu’assistant du nouveau coach des Blues. Coach qui ne tiendra que quelques mois à la tête de l’équipe première. C’est l’heure de Roberto. Quand même arrivé dans la place par un bon concours de circonstances. Et là c’est l’heure du foutage de tronche sur le bon Roberto. Car le costume parait taillé trop grand, comme ceux qu’il porte sur le banc lors des matchs. Parce que de notoriété publique, ce sont les piliers du vestiaires des Blues qui font la composition d’équipe. Délit de sale gueule, en gros.
Mais alors que l’équipe est au plus mal et que plus personne n’attend quelque chose de cette saison, elle réalise un redressement inespéré suite à l’arrivée de Di Matteo, particulièrement en Coupe d’Europe. Et le club le plus riche des années 2000, qui a dépensé sans compter pendant des saisons entières pour gagner cette fameuse Ligue des champions se retrouve à gagner cette compétition avec cet entraîneur inconnu au bataillon et une équipe vieillissante. Un véritable miracle. Le bonhomme juste après la victoire de son équipe en finale paraît ému, presque perdu sur le terrain, remerciant les joueurs.
Di Matteo, passé pour un intérim se voit alors proposer une chance inattendue et inespérée de prendre la lumière sur du plus long terme et repart pour un tour en ce début de saison 2012 /2013. Et ça marche. Chelsea prend la tête en début de championnat avant de connaître 3 semaines de résultats négatifs. En Ligue des champions, c’est plus difficile et après quelques résultats mitigés, Roberto prend la porte d’un bon coup de pied aux fesses. Ce n’est pas le tout de faire des miracles…
Alors voilà. C’est comme même assez con. Le mec qui a donné au club la plus belle victoire de son histoire s’est fait rembarrer au premier accroc parce que son équipe n’est pas parvenue à se sortir de son groupe de Ligue des champions. Parce qu’il n’est pas assez charismatique, pas assez clinquant pour le propriétaire de son club. Aussi injuste que cela y parait, c’était écrit d’avance. Et cela ne semble émouvoir personne. Cela nous rend un peu triste.
BONUS TRACK – Histoire de rigoler un peu en parlant de choses injustes, l’équipe danoise de Nordsjalland a fait fort également en Ligue des champions, dans le groupe de Chelsea justement. Sorte de petit poucet de la compétition, les danois se sont battus dans un groupe ultra difficile avec leurs armes, arrachant un match nul face à la Juve notamment. Alors qu’ils gagnaient un but à zéro face au Chaktior Donetsk, les gars du nord ont vécu un drôle d’épisode. Alors que suite à une faute et un long ballon balancé devant pour rendre la balle tout le monde s’apprêtait à reprendre le jeu, Luiz Adriano, avant centre des Ukrainiens, s’est réveillé quelques secondes avant tout le monde et a profité de l’incompréhension totale pour inscrire un but. Les joueurs du Chaktior ne rendront jamais ce but aux danois. Les danois perdront 5 buts à 2. Ballot.
Plein les yeux, plein la bouche : le Fooding 2013 est sorti.
Chaque année, au moment où il commence à faire froid mais pas encore assez pour que ça soit vraiment sympa, la nouvelle édition du guide du Fooding sort. Le guide 2013 est donc en kiosque depuis le 15 novembre, trois jours après que le collectif a dévoilé (en langage Fooding, on dit « débraguetté ») son nouveau palmarès à l’école des beaux arts. Tous les ans, c’est la même chose : ce collectif culinaire, créé en 2000 sous l’impulsion de Radio Nova pour insuffler un peu de modernité à une gastronomie qui tendait à s’endormir sur ses lauriers étoilés réussit à créer l’événement.
Mise à l’honneur par le Fooding, la nouvelle nouvelle cuisine comme on pourrait l’appeler n’est pas aussi prétentieuse que cette appellation pourrait le laisser penser. Et répond surtout à une des caractéristiques qui apparaît régulièrement au fil du guide : « trop bon ». Modernes sans se déjouer des traditions, accessibles sans être cheap, les restos du Fooding 2013 laissent présager beaucoup de bons moments à table, filon qui apparaît presque inépuisable quand on joue à se perdre dans les pages du guide, d’adresse en adresse, de quartier en quartier, d’un restaurant veggie à un coréen, en passant par un salon de thé (l’ô combien sympathique) ou un bar à cocktail (pourquoi pas l’intemporel).
Pourquoi un tel engouement ? Certainement parce que l’approche de ce guide nous parle. Loin d’être une démocratisation de la gastronomie « par le bas », le Fooding a pour ambition de rendre accessibles à tous la qualité et l’excellence culinaire. Et on se plait à découvrir le restaurant Abri, lauréat du « Fooding d’amour » 2013, qui enchante les papilles des auteurs du guide avec un menu dégustation à 22 euros le midi, ou encore la rubrique « Casse-graine », qui aligne les meilleures pauses dej express, faisant du snacking un art nouveau, art du quotidien, et c’est avec plaisir qu’on retrouve dans cette nouvelle édition les désormais classiques Cosi, Balt ou Petit Vendome.
Un guide tellement proche qu’on se prend au jeu non seulement de la lecture, mais aussi de la participation : on a envie de piocher dans cette alléchante sélection, de découvrir ici un japonais inspiré, là un néobistrot prometteur… mais aussi de le compléter, de s’interroger : pourquoi ce pourtant très chouette resto n’est-il pas dans l’édition de cette année ? pourquoi les rédacteurs du guide semblent-ils connaître si mal certains quartiers pourtant riches en bonnes adresses ?
Alors certes, il y a quelques adresses too much – le « water bar » de chez Colette : really ? Le Wanderlust : encore ? Certes, une bonne partie des adresses, particulièrement concentrées sur quelques arrondissements parisiens, sont plus ou moins impossible à réserver, à moins de s’y prendre trois mois à l’avance, un midi, en semaine (Frenchie, pourtant bien-aimé des auteurs du guide…). Le côté « voir et être vu » de la rubrique du même nom laisse quelque peu perplexe…
Mais malgré cela, on peut indéniablement relever les nouveautés de cette édition, qui vont dans un sens qui ne peut qu’être positif. D’abord, l’introduction du guide, qui ne se fait plus par de longs textes, certes intéressants, mais un peu trop indigestes peut-être (paradoxe absolu !). À la place, les listes illustrées des « meilleurs … au monde » nous donnent envie de voyager, à la recherche du burger, du resto de plage, du resto de poissons le plus parfait qui soit. Ensuite, l’ouverture du guide à une gastronomie véritablement nationale, avec des adresses en province qui nous permettent de sortir un peu du microcosme parisien, et sont aussi sans aucun doute un moyen de faire adhérer ceux qui ne vivent/passent pas nécessairement à Paris à la culture fooding, véritable philosophie censée concentrer « food » et « feeling ».
Attention toutefois, la lecture de cette édition 2013 donne faim. Vous serez prévenus !
Plus d’infos en kiosques, bien sûr, mais aussi sur le site ou l’appli mobile .
Good Morning Zlatan
La perfide albion avait pourtant fait le boulot à un quart d’heure de la fin. Match maîtrisé, en avance d’un but dans le nouveau stade suédois de Solna, en pleine banlieue nord de Stockholm. Mais hier soir Zlatan est passé par là. Hier soir, Zlatan a frappé. 4 fois. Hier soir, Zlatan, nouvelle méga, giga, tétra star de notre bonne vieille Ligue 1 a désossé l’Angleterre a lui tout seul. Et monopolisé l’attention de tout le monde. Encore une fois. Pour ses 4 buts mais surtout pour le dernier, qui va faire le tour de Youtube à vitesse grand V. Alors oui, on va ENCORE parler de Zlatan. Mais comment faire autrement ?
Hier soir aux alentours de 22h50. Une bonne partie des téléspectateurs de Italie – France sur TF1 est avertie d’un match exceptionnel de Zlatan. Avertie d’un petit quadruplé par CJP déjà, pour ceux qui n’avaient suivi le score de Suède – Angleterre. Et avertie surtout d’un but sensation. Twitter, Facebook sont déjà sur le coup et balancent la vidéo rapidement. Les discussions entre potes sur le match et la performance de Valbuena s’arrêtent alors qu’il n’est pas encore terminé. Et tout le monde trouve un point d’entente après avoir poussé un petit cri de surprise au moment du visionnage du but : Zlatan est un monstre.
Son but hier soir, c’est un geste dont tout le monde se rappellera. Comme on se rappelle du coup du scorpion de René Higuita, de la panenka d’Antonín Panenka. Parce que c’est de l’inédit, parce que c’est spécial parce que c’est une pure invention. Le truc que tu as rêvé de faire gamin dans la cour avec tes potes. A encore une différence de la panenka, personne ne pourra reproduire ce genre de geste. C’est physiquement impossible. Pour la forme, on vous ressort quelques gestes fous qui ont marqué l’histoire du foot.
La panenka, d’Antonín Panenka
Le coup du scorpion, de René Huiguita
La Madjer, de Rabah Madjer
La Zlatan, de Zlatan
Sinon, histoire de compléter le tableau et de régaler tout son monde bien comme il faut, Zlatan a aussi assuré en conférence de presse, en nous offrant un aperçu de sa légendaire modestie. On conclue donc sur quelques morceaux choisis.
Pensez-vous que c’est votre meilleur match avec la Suède?
« Non, non, je pense que j’ai fait beaucoup de grands matches. »
Steven Gerrard, à qui on demandait cette semaine combien il noterait sa carrière internationale, disait qu’il se donnerait six ou sept sur dix. Combien donneriez-vous à votre carrière avec la Suède?
« Dix. »
Seigneurs de la loose
Et voilà qu’on nous propose par ces temps froids et pluvieux, un bon vieux film sur fond de foot… Un film qui marche, en plus (+ d’1,7 millions de spectateurs en salle après 2 semaines d’exploitations). Dans ces conditions, la rubrique sport de LaTeam était bien obligée de se rendre dans les salles obscures pour se coltiner « Les Seigneurs », nouvelle production d’un mec qui n’a finalement pas fait que des trucs spécialement mauvais : Olivier Dahan (La Môme). Le casting du film est « vendeur » (prenez le mot dans le sens que vous voulez) : Gad Elmaleh, Franck Dubosc, Ramzy Bedia, Joey Starr, Omar Sy, José Garcia, le comte de Bouderbala… Allez c’est parti, on refait le match.
Au tout début, il y a Patrick Orbéra, ancienne gloire du football façon Zidane 98, mais désormais alcoolique interdit de visite à sa fille Laura. Retrouvé sur une île bretonne à entraîner le club local suite à des déboires judiciaires, il se voit confronté à un défi : remporter les 3 prochains matchs pour sauver la conserverie de l’île, placée en redressement judiciaire. Histoire de donner une petite conscience sociale à ce cinéma plus que business… Humour, identité régionale, conscience sociale, émotion, morale… Voici tous les piliers du film sur lesquels nous allons revenir maintenant… Prometteur non ?
HUMOUR
Puisqu’on est là, Olivier Dahan ne perd pas de temps et décide de nous en mettre plein la vue direct. Premier grand moment d’humour au bout de 10 minutes. José Garcia pose les pieds sur l’île de Molène en Bretagne et là, c’est un chien, tentant de se taper un animal (ou un objet : une bouée ?) qui l’accueille. Ce gag, (sublime, vous en conviendrez), pas la peine d’aller au cinéma pour le voir, il est dans la bande-annonce disponible ci-dessous. HUMOUR.
IDENTITE CULTURELLE (ci-dessous, la réflexion d’Olivier Dahan avant écriture du scénario : un moment d’exception à retrouver dans le making-of du film, disponible en DVD en mars 2013).
« Bon, les Cht’is 2, c’est peut-être un peu gros. Alors on va faire ça en Bretagne. Donc on va faire ça à l’image des bretons. Les bretons, ils sont connus pour boire alors on faire des vannes sur les poivrots. Il paraît qu’il y a la mer là-bas non ? Bon ben on va les faire travailler dans une usine de poissons. Pour les costumes vous irez me chercher des cirés et trouvez-moi une ou deux pipes, ça va faire authentique. »
SOCIAL
Oui. Olivier Dahan a décidé de transmettre un message en ces temps difficiles pour la population française. Un message fort. Prenez donc un sujet qui touche, à la pointe de l’actu. Cette saloperie de système capitaliste qui fait fermer les usines et rend malheureux les bretons qui vont nous faire la promotion du film. ET BEN VOUS SAVEZ QUOI LES FERMETURES D’USINE C’EST MAL. D’AILLEURS L’EUROPE C’EST ELLE QUI FAIT FERMER LES USINES, C’EST MAL AUSSI. DANS TA FACE ROBERT SCHUMAN ! Voilà pour le message politique, non exagéré (exceptée la référence à R.S.).
EMOTION
Oui, José Garcia, le cœur brisé par sa femme, éloigné de sa fille, va de nouveau toucher au bonheur à Molène. Avec la jolie fille du président du club de foot, elle-même veuve d’un marin mort en mer et éleveuse à temps plein d’un chiard d’environ 10 piges. La première scène (la seule d’ailleurs), qui rend le coup de foudre possible, se tient au cours de la première nuit de José Garcia sur l’île. Et alors là accrochez vous. En plein délire, dégoulinant de sueur et au plus profond de son mal-être dû au manque d’alcool, José se fait accompagner dans le jardin de la maison par sa belle, qui lui parle alors des étoiles. Etoiles qui lui font penser à son ancien amoureux de marin, disparu en mer. Alors ? Ému ?
MORALE
Pour finir, c’est la régalade ultime. On se doit d’ailleurs de rendre un hommage appuyé à Olivier Dahan et à son talent en matière de décryptage de l’actualité. Explications : pour sauver la conserverie, le président du club parie ses économies sur la défaite de sa propre équipe (sur le site que l’on suppose sponsor du film hein, faut pas déconner) ce qui lui permettra d’arriver devant le méchant représentant de Bruxelles débarqué en Bretagne pour fermer l’usine avec sa fiche de pari PMU.fr en guise de signe de victoire. Déjà que c’était particulièrement limite, mais alors en pleine affaire des paris du handball… Visionnaire.
Par décence, je ne vous parlerai pas des scènes de foot. Elles sont horribles. Ni des ficelles utilisées pour motiver les footballeurs à jouer les matches (une fille de joie brestoise). Ni non plus de la petite performance d’acteur de Christian Jeanpierre. Pour la faire brève, n’allez pas voir Les Seigneurs, c’est une sombre daube.
Ma note : 2/10. Et encore, c’est parce qu’on aimait bien José Garcia.



















